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Mes arrières grand-pères dans la grande guerre

        en construction

 

Louis Joseph MARY né le 12 juillet 1883 à TREFFIEUX département de la Loire inférieure.

 

Tué à l'ennemi le 31 juillet 1918 à l'âge de 35 ans

Lieu BERTHENAY  département de l'Aisne 02 et non pas 51 la Marne qui se trouve à 100 mètres

 

 

laissant, une femme et 3 enfants.

classe 1903

1914 Mobilisé à ANCENIS au 264° régiment d'infanterie

Historique du 264e Régiment d'Infanterie 

Numérisation : P. Chagnoux - 2011

http://tableaudhonneur.free.fr/264eRI.pdf

 

Origine et composition.


Le 264e régiment d'infanterie a été formé à Ancenis les 3 et 4 août 1914, sous le commandement du lieutenant-colonel GAUDINAU. Ses bataillons, au nombre de deux, portent les nos 5 et 6 et sont respectivement commandés par le chef de bataillon VERET et le capitaine MOULIN. Il compose d'abord avec le 265e R. I. la 121e brigade de la 61e division. Ainsi constitué, le régiment ne comprenait presque exclusivement que des officiers et soldats originaires de la Bretagne et de la Vendée. Il n'y a là que de rudes gars d'une endurance à toute épreuve. Soutenus par une volonté tenace, animés du plus pur patriotisme, Bretons et Vendéens ne cesseront pas d'être partout les vaillants et courageux soldats. Le 264e R. I. peut être fier de ces éléments. D'Arras à la Lorraine, en passant par les glorieux champs de bataille de la Somme, de l'Oise, de l'Aisne et de Champagne, nous le verrons toujours brillamment se mesurer aux impériales troupes germaniques. Partout, il combattra avec la même ardeur, le même esprit de sacrifice. Les nombreuses félicitations ou citations dont il a été l'objet sont le plus éloquent témoignage de sa valeureuse conduite dans la longue et sanglante lutte qui nous a conduit à la victoire.
Départ en campagne.
Deux jours ont suffi pour mener à bien la composition définitive du régiment. On peut juger de la lourdeur de la tâche, quand on songe aux 35 officiers, 2.215 hommes, 118 chevaux et 29 voitures, qu'il a fallu mettre sur pied, équiper et encadrer. Il  n'y a, d'ailleurs, pas de temps à perdre, et, le 5 août, le régiment est dirigé sur le camp retranché de Paris, où il cantonne jusqu'au 25 dans la région  de Villepinte.
Premier contact.
Vingt jours d'attente ne se sont pas écoulés en vain. Il n'en fallait pas plus pour que gradés et hommes, tous membres d'une famille naissante, apprennent à mieux se connaître. Ainsi est acquise la confiance réciproque sans laquelle une troupe combattante ne saurait avoir une valeur bien grande. Le régiment est désormais prêt à subir la première épreuve. Le 25 août, il est transporté par voie ferrée à Arras qu'il quitte le lendemain, à l'aube, se dirigeant sur Bapaume. Trois jours après, le  264e R. I. reçoit le baptême du feu dans le combat de Ginchy-Longueval, au cours duquel il est soumis à un violent bombardement. Mais la pression ennemie s'accentue chaque jour davantage. La 61e D. I. se trouve dès lors englobée dans cette vaste et héroïque retraite de Charleroi. Trois jours durant, la division se replie en combattant dans la direction d'Amiens, où on l'embarquera, le 31 août, pour être transportée par voie ferrée dans la direction de Pontoise. Elle y cantonne du 1er au 5 septembre pour être dirigée ensuite et par étapes au nord-est de Paris.
La Marne.
Une épreuve décisive semble imminente. Le 264e  R. I., encadré dans l'armée de Paris, y prendra une large part. Il se trouve bientôt engagé dans les sanglants combats de l'Ourcq, au bois de Montrolles, région à l'est de Nanteuil-le-Haudouin. La ruée allemande se brise bientôt à une résistance partout opiniâtre. Rien n'a craqué sur l'immense front de bataille et l'ennemi épuisé, anéanti, se voit contraint à une brusque retraite. C'est bien la grande victoire, celle qui décida de tout. Dès lors, la poursuite commence et. le régiment reprend sa marche en avant. Le 13,  il traverse l'Aisne, à Jaulzy, et reprend contact avec l'ennemi sur le plateau de Moulin-sous-Touvent.  Les Allemands font tête et se cramponnent sur la rive droite de l'Aisne. C'est là que va commencer la guerre de tranchées, après le furieux retour offensif du 20 septembre où les Allemands essaient en vain de nous rejeter sur la rive gauche de l'Aisne. Le lieutenant-colonel GAUDINAU, blessé dans les derniers combats, est provisoirement remplacé par le commandant VERET, en attendant l'arrivée du lieutenant-colonel LAPARRA.
Première campagne d'hiver.
Les durs combats de la fin de septembre viennent de s'apaiser sans avoir apporté en cet endroit de grandes modifications dans la ligne de bataille. De part et d'autre, les troupes semblent figées dans une immobilité absolue. Mais on ne se perd pas de vue : la surveillance devient partout très étroite et les premières tranchées se creusent. Le régiment passera ainsi tout l'hiver dans les tranchées, en alertes continuelles, sous des bombardements incessants. Les nuits seront employées à l'amélioration des travaux. Les périodes d'occupation alterneront avec de courts moments de repos que les bataillons vont  passer à  Bitry. Engins de tranchées, guerre de mines, tout cela est également exploité de part et d'autre. Le 11 avril 1915, les Allemands ayant découvert les travaux préparatoires d'une sape, exécutés sous leurs tranchées et  l'ayant  fait sauter par un camouflet, le génie se hâte de mettre le feu au fourneau de la sape voisine. On simule une attaque pour donner le change à l'ennemi. L'adjudant BRENDER, de la 20e compagnie, sort de la tranchée et, durant un quart d'heure, il gesticule en criant pour attirer l'attention de  l'ennemi. La mine éclate en faisant des dégâts importants. L'adjudant BRENDER se porte alors dans les tranchées ennemies, d'où il ramène prisonnier un sous-officier allemand. La Médaille militaire ne tarde pas à venir récompenser cette magnifique et courageuse action d'éclat. De leur côté, les Allemands deviennent fiévreux et soumettent nos tranchées de Moulin-sous Touvent et Quennevières à un violent bombardement. Cela se passe le 18 avril, journée au cours de laquelle le régiment est fortement attaqué. L'opération ennemie échoue partout sous nos feux d'infanterie. A la suite de tout cela, le régiment reçoit les félicitations du général DUBOIS, commandant la VIe Armée, pour : « sa belle attitude sous un bombardement des plus violents et » pour la belle énergie avec laquelle il a refoulé l'attaque en infligeant à l'ennemi des pertes » sensibles ». Fin mai, le lieutenant-colonel LAPARRA est tué par un obus au cours d'une reconnaissance et remplacé par le lieutenant-colonel ROUX.
Quennevières.
Le 6 juin, à 10 h.45, après une violente préparation d'artillerie de six heures, le 6e bataillon, en deux vagues soutenues par le 5e bataillon, se porte à l'attaque de la position ennemie. Il franchit les premières et deuxièmes lignes allemandes, s'accroche à ces dernières qu'il réussit à conserver malgré de lourdes et violentes contre-attaques ennemies. Au cours de cette opération, les troupes d'attaque, aussi bien que celles de soutien, ont fait preuve d'un entrain et d'une ardeur admirables. L'ennemi, quelque peu surpris, éprouve une grande inquiétude qui se répercute à l'arrière jusqu'à Noyon et La Fère. Ce brillant fait d'armes vaut au 6e bataillon et à la 17e compagnie du 5e bataillon les citations suivantes à l'Ordre de la VIe Armée :
« N° 159, du 8 juin 1915. — Citation à l'Ordre de la VIe Armée : » 6e bataillon du 264e R. I., sous les ordres du chef de bataillon MOULIN, pour l'élan magnifique » qu'il a montré dans l'attaque du 6 juin et pour avoir enlevé deux lignes de tranchées ».
« N° 166, du 8 juin 1915 : » La 17e compagnie du 264e R. I., commandée par le sous-lieutenant ARNOULT, engagée depuis le » début de l'action à côté d'un bataillon du 4e zouaves, sous la direction énergique de ses officiers, a » fait preuve d'une vaillance, d'un courage et d'une ténacité remarquables, en se maintenant sur la » position conquise, malgré de nombreuses contre-attaques de l'ennemi. Les quatre officiers de la » compagnie ont été blessés, dont deux mortellement, un troisième ayant perdu la vue ».
Les 14, 15 et 16 juin, plusieurs attaques allemandes, précédées de bombardements, n'aboutissent qu'à de sanglants échecs. L'ennemi y subit des pertes extrêmement élevées. Dans l'affaire du 14 juin, comme dans celle du 6, le 264e R. I. n'a mérité que des éloges. Sous les bombardements violents de l'ennemi, tous, gradés et soldats, ont montré une bravoure et un sang-froid remarquables.
Tracy-le-Mont, Tracy-le-Val.
Mais le régiment vient de s'imposer de lourds sacrifices et ses pertes sont sévères. Plus de 300 braves ont payé de leur vie l'issue glorieuse de ces deux rudes journées. Ses unités ont besoin d'être reconstituées, aussi ne passe-t-il pas bien longtemps dans le secteur de Tracy-le-Val, dont il fait l'occupation depuis le 19 juin. Quelques jours de repos à Chelles (sud de l'Aisne) et nous le retrouvons, le 21 juillet, prêt à reprendre son service dans les tranchées. Le régiment occupe le
secteur conquis de Quennevières jusqu'au 25 octobre 1915. Occupation très meurtrière. Il ne s'est pas reposé du 21 juillet au 25 octobre 1915. Il passe le deuxième hiver dans les tranchées des secteurs de Tracy-le-Mont, Tracy-le-Val, toujours soumis à de durs bombardements.
Période de mouvement.
Les premiers jours de 1916 sont pour le régiment une période de mouvement. On lui fait exécuter de grands déplacements ; toujours à pied, il traverse les riches contrées de l'Oise ou du Santerre. Il débute d'abord par une période de manœuvres, aux environs du camp de Crévecœur, où la 61e D. I. est toute entière rassemblée. C'est ensuite une nouvelle période d'occupation dans le secteur de Bailly-Saint-Léger, au nord de la forêt de Laigle. Le régiment y séjourne du 1er mars au 27 avril, date à laquelle il est relevé pour être ramené par étapes, au repos, dans la région d'Estrées-SainDenis. Encore un déplacement par étapes et nous le retrouvons, le 10 mai, dans la Somme, où il cantonne dans la région de Grivesnes. Le 29 de ce même mois, la 61e D. I. est appelée à relever la 3e D. I. C. sur le front compris entre la route de Fontaine-les-Cappy, Fay et la route de Vermandovillers. Le 30 mai, le 264e R. I. quitte ses cantonnements, cantonne à Harbonnières le 1er juin et relève le 2, au soir, le 21e colonial dans le secteur de Foucaucourt. Il occupe ce secteur jusqu'au 19 juin. Le 15, le régiment est formé à trois bataillons, par l'adjonction d'un bataillon du 316e R. I., commandé par le chef de bataillon VANNIER. Il prend le n° 4 du régiment. Dix nouveaux jours à l'arrière et nous trouvons le 3e bataillon dans les tranchées en face de Fay. Le reste du régiment cantonne à Rainecourt et Harbonnières.


Bataille de la Somme.


Le régiment se trouve ainsi tout placé pour prendre part à la grande offensive de la Somme. L'attaque du front ennemi est précédée d'une violente préparation d'artillerie qui dure du 25 au 30 juin. Nos avions, dans la matinée du 1er juillet, détruisent la plus grande partie des drachens ennemis, nous assurant ainsi la suprématie dans le domaine des airs. La grande attaque générale alliée a lieu ce même jour. A 9 h.30, le 4e bataillon du 264e R. I., partant de la parallèle d'assaut, enlève brillamment le bois, la ferme et le cimetière de Fay, sur un terrain bouleversé par les obus, l'organise sous un feu violent d'artillerie et y reste pendant les journées des 2 et 3 juillet. Il est alors relevé par le 6e bataillon qui reçoit la mission d'enlever le quatrième objectif du régiment constitué par la tranchée de Lutzen. La veille, le 5e bataillon avait donné l'assaut au centre de résistance du bois Foster et chassé les défenseurs à la baïonnette. Partout, dans ces premiers jours d'attaque, le terrain est vivement organisé et conservé, malgré de violents feux d'artillerie. Les trois bataillons ont donc une part égale dans le succès de ces premières journées d'offensive. Au moment de sa relève (nuit du 3 au 4 juillet), le régiment inscrit à son actif de magnifiques résultats : avance de 2 kil. 500 dans les lignes ennemies, capture de 300 prisonniers et d'une douzaine de canons. Durant ces trois journées de combat, les unités du régiment, à tous les échelons de la hiérarchie, ont fait preuve d'un dévouement absolu associé à un profond sentiment du devoir. Après un bref séjour à Harbonnières et dans le ravin des Baraquettes, le régiment remonte en ligne dans le secteur d'Estrées. Il y occupe le village, sauf un îlot de maisons non encore enlevé à l'ennemi. Du 15 au 21 juillet, plusieurs assauts sont tentés en vain contre ce nid puissamment organisé. Enfin, le 23, après une violente préparation d'artillerie, le bataillon VANNIER s'empare de l'îlot, fait prisonniers les survivants d'un bataillon ennemi qui le défendait et capture une batterie. A la suite de ces affaires, le commandant VANNIER reçoit la rosette, les capitaines HOCQ et PIRON faits chevaliers de la Légion d'honneur, ainsi que les sous-lieutenants CHILHAUDDUMAINE et WŒRTZ, grièvement blessés. De nombreuses citations à l'Armée viennent récompenser les exploits d'autres braves, parmi lesquels nous mentionnerons : le lieutenant-colonel ROUX, les capitaines MACQUART, BRETINEAU, BOCKLER, AVENARD ; les lieutenants ou sous-lieutenants CHAPELLE, DAUVÉ, THIBOUT, DÉSANDRÉ, FLOCH, LARROUY, CRÉTIN, POIGNANT, BATAILLE, ROBIN, COLLOMB, RYSTO, CHANCEREL ; l'adjudant LEMÉE ; sergent BACHELIER ; caporaux LE MÉE, JOUBE ; soldats HOREL, VINCENT, etc., etc. Le régiment fait ensuite deux séjours au repos où il réorganise ses unités, entrecoupés par une période d'occupation dans le secteur d'Estrées. Il y fait de nombreux travaux sous un incessant et violent bombardement ennemi de tous calibres. Il remonte de nouveau en ligne pour attaquer dans la nuit du 26 au 27 août. Enfin, du 4 au 8 septembre, il attaque sans répit, refoulant l'ennemi depuis Estrées jusqu'à Berny-en-Santerre. Dans toutes ces attaques, d'un acharnement inouï, tous, officiers, sous-officiers et soldats, rivalisèrent de vaillance. Le régiment a subi de lourdes pertes, dont près de 500 hommes tués. Tout cela suffirait à décrire l'ardeur de la lutte et témoigner de la brillante conduite du régiment. Une citation à l'Ordre du Corps d'Armée lui est d'ailleurs conférée dans les termes suivants :

« Le 264e R. I., sous les ordres du lieutenant-colonel ROUX, après s'être brillamment comporté » dans les combats des premiers jours de juillet, a enlevé, dans un brillant assaut, un îlot de maisons » et s'y est maintenu malgré un bombardement violent et continu. Dans les journées des 4, 5 et 6 » septembre, animé par l'exemple personnel de son chef, a enlevé toute une ligne de résistance » principale ennemie puissamment organisée et est parvenu à occuper un ouvrage important ».


Il n'a pas été oublié non plus dans la magnifique citation à l'Ordre de la VIe Armée, n° 585, du 27/8/16, obtenue par la 61e D. I. :
« La 61e D. I., comprenant le 264e R. I., lieutenant-colonel ROUX, entrée dans son secteur d'attaque » le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général VANDENBERG, la 61e D. I. a » remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite, elle a enlevé le 1er » juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient » assignés, faisant plus de mille prisonniers, capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. » Rentrées dans le secteur, après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont » réalisé, dans des conditions très difficiles, des gains importants, en une série d'opérations bien » conduites ».
Nouvron.    —  Vingré.   —   Ribécourt.    —  Thiescourt. 
Le régiment quitte la Somme le 12 septembre pour être transporté par chemin de fer dans la région de Crépy-en-Valois. IL y cantonne du 13 au 25 septembre au repos à Battancourt, Gillocourt, Orrouy, Glaignes. Mais le 25, il faut repartir et remonter enligne dans le secteur de Vic-sur-Aisne. Nouvron et Vingré sont maintenant des coins assez tranquilles et bien aménagés, où l'on s'occupe de compléter l'organisation des abris et des boyaux d'adduction. Le régiment y est relevé le 2 décembre et les bataillons, après un court arrêt à Jaux-Lemeux, dans la région de Compiègne, font étapes pour se rendre à Elincourt. Il prend aussitôt les lignes dans les bois de Thiescourt, ouest de Ribécourt. Le 264e R. I. passe une partie de l'hiver 1916 – 1917 dans ce secteur. Tout en tenant les tranchées, il y est employé à des travaux importants ayant pour but de l'aménager en secteur d'attaque pour l'offensive prévue pour le printemps. Un seul incident tragique vient marquer notre passage dans ce paisible coin du front. Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1917, l'ennemi fait de nombreuses victimes parmi les soldats du 4e bataillon, en bombardant à deux reprises les cantonnements plutôt fragiles constitués par les baraques Adrian du camp Sainte-Marguerite.

Le Plémont.    —  Recul allemand. 
Après deux périodes de repos dans la région de Grand-Fresnoy, entrecoupées seulement par quelques jours d'occupation dans le secteur des Boucaudes, le régiment prend position dans le centre de résistance des Bocages, face au Plémont. Dans la nuit du 15 au 16 mars 1917, les 14e et 15e compagnies franchissent nos lignes et occupent la crête du Plémont. Vers 11 heures, le 6e bataillon, dépassant le 4e, continue la progression à la poursuite de l'ennemi en retraite. Le 17 mars, les bataillons franchissent la Divette et, le 18 mars, le régiment atteint Noyon. Il continue son avance à travers de riches et riantes contrées qu'un ennemi barbare et sans pitié a rageusement détruites, saccagées et volées, avant de les abandonner. Le 264e R. I. passe ainsi à Babœuf, MarestDancourt, Chauny et finalement Tergnier, devant lequel il établit ses positions face à l'ennemi qui s'est replié sur La Fère.
Saint-Quentin.
Le 1er avril, la 61e D. I. est portée au nord où l'ennemi recule plus lentement. Après quelques petits combats, la ligne paraît pourtant se stabiliser. Le 4e bataillon monte alors en première ligne à Moy dans la nuit du 9 avril. Le front s'est fixé en face de la position fortifiée de l'ennemi et la guerre de tranchées recommence. L'ennemi en se retirant n'a rien laissé derrière lui. Tous les villages sont détruits, tous les arbres sont abattus. Pas le moindre abri. Nulle part, dans cette immense plaine toute rasée, il n'est possible de se défiler aux vues de l'ennemi. Le secteur est souvent très agité et ainsi l'occupation en devient fort pénible. Le mauvais temps vient encore durement compliquer une occupation déjà très difficile ; la force et la vigueur ne manquent fort heureusement pas à nos braves troupiers. A quoi ne seraient-ils pas faits depuis de si longs mois de guerre ? Partout ils sont les mêmes : constants, courageux et résignés. On travaille pourtant très dur et l'organisation du secteur est poussée à fond. Le 17 avril, un coup de main exécuté par l'adjudant ALIX permet de ramener d'un poste d'écoute 3 prisonniers allemands. L'occupation dure ainsi jusqu'au 21 juin et le régiment descend au repos à Fréniches. Il remonte en ligne dans le secteur de Savy à l'ouest de SaintQuentin. La 61e D. I. fait maintenant partie du XIe C. A. Le 10 août, l'ennemi attaque la division à notre gauche et prend pied dans notre première ligne. Une première contre-attaque échoue, mais le 11 août, après une forte préparation d'artillerie, les Allemands, après avoir subi de fortes pertes, sont délogés de la tranchée qu'ils avaient occupée. La 14e compagnie du régiment s'est particulièrement distinguée dans cette affaire en défendant énergiquement son terrain sous de violents feux d'artillerie. Son chef, le lieutenant DAUVÉ, est cité à l'Ordre de l'Armée et le caporal LEBRUN reçoit la Médaille militaire. Le régiment fait ensuite un court passage dans le secteur de Dallon, d'où il est relevé pour être ramené par étapes dans le camp retranché de Paris. Il y cantonne jusqu'au 23 septembre dans la région d'Aulnay-sous-Bois, Sevran.

 

transfert au 47° régiment d'infanterie
de ST MALO

Historique

http://www.innovalor.com/david/geneadavid/47e_regiment_infanterie.pdf

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

 

Numérisé par Julien PRIGENT  juprigent@wanadoo.fr

Le 6 novembre 1917 , le 47e est transporté à Dieue ; dans la nuit du 7 au 8, il entre en ligne en face de la Woëvre (Bonzée, Haudiaumont). La situation est calme. Le 30, avec 60 hommes, parmi lesquels le sergent ALLAIN, les soldats BROUSSE, PELTIER, PERRIN, LECORRE, le capitaine LORDEREAU pénètre dans les lignes ennemies et y capture un prisonnier après avoir tué les occupants d'un poste.
 
Le régiment reste là en décembre 1917 et janvier 1918, patrouillant, subissant peu de pertes, sous un froid rigoureux. Le 1er février, il s'étend vers le sud jusqu'à la Côte des Hures.
 
Du 28 février au 2 mars, il est relevé et employé à des  travaux de la 2e position, d'abord sur la rive droite de la Meuse puis vers les Bois Bourrus, sur la rive gauche. Du 22 au 21 mars, il relève dans le secteur des Chambrettes et au bois le Chaume, le 9e Zouave. Les événements obligent à étendre le front de sorte que le 27, un bataillon occupe tout l'espace entre le bois des Fossés et le bois des Caurières. Dans les nuits du 28 au 29, du 1er au 2, du 7 au 8 avril, l'ennemi tente des coups de mains, appuyés par une forte artillerie et un emploi intense d'obus toxiques. Il échoue. Mais, du 13 au 14, il attaque par projecteurs. La 9e compagnie très atteinte perd un très grand nombre d'intoxiqués. Il recommence par projecteurs le 18 et le 26 sans résultats sérieux ; la situation assez tendue, persiste jusqu'au 20 mai, jour où le régiment est relevé.
 
Troisième Bataille de l'Aisne.
 
Le 23 mai le 47e est rassemblé dans la région de Ligny-en-Barrois ; le 28 il est embarqué eu chemin de fer dans la nuit ; le matin du 29, le colonel et le 2e bataillon débarquent à Dormans. Enlevé aussitôt en camions, le bataillon est transporté à Villers Agron. D'où il s'avance sur Ronchères. A 20 heures, l'ennemi l'arrête devant ce village. Le Commandant STIEGLER essaie de l'encercler. Il l'atteint sans pouvoir y pénétrer. Les pertes sont sérieuses. Le brave Sous-lieutenant HENRY est encore blessé. Le 2e bataillon est mis à la disposition d'un général de cavalerie. Il empêche l'ennemi de déboucher de Ronchères, le 30 au matin, mais les troupes du génie qui occupent le bois Meunière s'étant repliées à 7 h. 20, il est attaqué violemment sur son flanc droit. Il le repousse, puis reçoit l'ordre d'occuper une position plus en arrière, y arrive vers 11 heures par échelons et, attaqué de 11 à 18 heures, il rejette chaque attaque, ne se replie que lorsque l'ennemi ayant atteint le sud de Champvoisy et de Passy-Grigny menace de l'encercler. Il s'établit entre le bois de Gèvres et Grigny, y reste jusqu'au 31 à 10 heures et reçoit alors l'ordre de repasser la Marne, ce qu'il l'ait à 11 h. 30 par le pont de Verneuil, qui saute peu après. Le Caporal LE BARS et le soldat GUIOUBERT se distinguent à ce passage. Pendant ce temps, le 3e bataillon arrive à Dormans dans l'après-midi du 30, suivi par le 1er ; ils se placent pendant la nuit dans la forêt de Ris, avec des fractions anglaises et de cuirassiers. Dès le matin du 31, l'ennemi les attaque. Ils le repoussent ; à 9 heures les Anglais communiquent qu'ils ont l'ordre de se replier sur Verneuil. L'ennemi menace les flancs des unités. Vers 15 heures, le Commandant du 3e bataillon (Commandant VAZEILLES) reçoit l'ordre de protéger le repli des éléments de cavalerie. Le mouvement commence par échelons, pour couvrir la tête de pont de Passy-sur-Marne. Dans la soirée, les Allemands atteignent Rosay à gauche, Tréloup à droite. Les deux bataillons reçoivent l'ordre de franchir le pont de Passy, ce qu'ils font dans la nuit, sauf la 1ère compagnie, détachée avec le 2e R.I. qui passe à Jaulgone. Le régiment a combattu tout le jour et une partie de la nuit ; les pertes sont sévères. La belle conduite du Lieutenant GRILLET, du Sous-lieutenant de COULHAC, des Sergents CHARPENTIER et LIVET, des soldats ROUSSET et RENARD, est remarquée. Le 1er juin, le 47e réuni garde les passages de la Marne autour de Dormans. Le 2 juin, l'ennemi ayant franchi la rivière dans la boucle de Jaulgonne, le 1er bataillon (Commandant VOILLOT) reçoit l'ordre de la nettoyer. La 2e compagnie (Capitaine DELAMOTTE) et la 3e compagnie (Lieutenant BENARD) participent à l'opération qui s'effectue dans la nuit. La compagnie BENARD enveloppe l'ennemi par le nord le long de la rivière, une centaine de prisonniers, dix mitrailleuses sont dans nos mains. Les Sous
 
lieutenants MOT, LE GUILLOU, CHAUDEYRAC ; le Fourrier GELLÉE ont pris une part brillante à ce succès. Les journées suivantes sont assez calmes ; le régiment est tout entier en ligne. Il y reste jusqu'à la fin de juin. Relevé du 27 au 29, il est enlevé en camions et il vient cantonner dans la région de Dammartin-en-Goële où il reste jusqu'au 5 juillet. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, il en repart et il revient dans la région de Pargny-la-Dhuys où il s'est embarqué huit jours avant. Il travaille sur la deuxième position.
 
Quatrième Bataille de Champagne.
 
Le 14 juillet à minuit, alors que se déclenche sur le front une canonnade inutile et que les arrières sont violemment battus le 1er bataillon est établi sur la deuxième position, vers Comblizy, le 2e dans les bois au nord de Maison Blanche, le 3e avec le Colonel à Orbais. A l'aube, le 2e bataillon se place à droite du 1er bataillon, le 3e vient en réserve à Maison Blanche. Le régiment est sous un violent bombardement. Vers 17 heures à la ferme Le Hallais le Colonel BUHLER est blessé. Le Commandant LEBAS, Adjoint, prend le Commandement du 47e R.I.. En fin de journée, l'ennemi atteint nos lignes. Le 16 à l'aube, la préparation d'artillerie s'accentue ; vers 8 heures l'ennemi attaque et il continue ses tentatives jusqu'à 3 heures, le 17, où un groupe d'une trentaine d'Allemands parvenu jusqu'au corps à corps est anéanti, perdant 3 mitrailleuses. Le 17 et le 18, l'ennemi bombarde sans arrêt, il n'attaque plus. Le Colonel ZOPPF prend le commandement du régiment. Le 19 juillet, le bombardement diminue, des indices de repli sont relevés dans la soirée ; le soir, nos reconnaissances sont reçues par des feux nourris de mitrailleuses.
 
Bataille du Tardenois.

https://net.lib.byu.edu/estu/wwi/comment/Marne2/Marne2-1.html

https://net.lib.byu.edu/estu/wwi/comment/Marne2/Marne2-2.html
 
Le 20, le régiment, dépassé par une division fraîche se rassemble dans la forêt d'Enghien ; ses pertes des jours précédents sont sérieuses. A la fin de la nuit, il atteint Port-à-Binson, Œuilly et garnit la Marne sur ce front. Dans la nuit du 22 au 2:3, deux demi sections du 2e bataillon franchissent la Marne sur urne passerelle. Elles ne peuvent progresser. L'artillerie rompt la passerelle. Attaquées, elles résistent. Le 25 d'autres éléments les rejoignent, capturent un poste ennemi avançant d'un kilomètre. La lutte d'artillerie redouble.  Le 27, le régiment pénètre dans les premières lignes allemandes ; il atteint à midi Châtillon et Vandières, à la nuit la lisière nord du bois de Rarrey.

Le 28, il touche à midi la route de Villers-Agron-Aiguizy. Étant en flèche, il est violemment bombardé, subit des pertes sérieuses ; le 21, il entre dans Aiguisy fortement tenu, y fait quelques prisonniers. Le 1er août, il attaque la ligne Aguizy - Forzy, livre un combat très dur.

 

Le 2, l'ennemi se replie. Le 47e R.I. atteint, la hauteur sud de Lagery. Le 3 il franchit l'Ardre, dépasse Grugny, est momentanément arrêté sur les hauteurs au sud de Hourges et, à 21 heures, il atteint la route Fismes - Reims. Le 4, il touche à la Vesle malgré la résistance obstinée des mitrailleuses ennemies et malgré son artillerie. Le 13, à la halte de Breuil, une de nos sections, (Lieutenant DANE) subit un rude assaut mais repousse finalement l'ennemi. Les positions du régiment sont couvertes d'obus toxiques dans la nuit du 11 au 15 ; le bataillon VOILLOT à Hourges est très éprouvé. Le 15, Grugny est bombardé à son tour. Puis le front se calme peu à peu. Du 21 au 25 août le régiment est relevé. Le 1er septembre, le Colonel BUHLER reprend le commandement du régiment qui est cité de nouveau à l'ordre de l'Armée pour sa belle conduite du 15 juillet au 3 août. Remis à l'instruction dans la région Verneuil – Passy-Grigny. Le 47e R.I., s'embarque en chemin de fer près d'Épernay le 13 septembre. Le 14, il débarque a Lavel

 

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-07.pdf

1918 : l’année de la victoire.
 Juillet 1918 : Le Friedensturm ou la seconde bataille de la Marne.
 
 
 Au lendemain des succès enregistrés dans l’Oise et dans l’Aisne, le haut commandement allemand décide d’élaborer le dernier plan d’attaque qui permettra de remporter la victoire sur les Alliés. Pour parvenir à déstabiliser le front, les maréchaux Ludendorff et Hindenburg décident de frapper dans la Marne, où le dispositif défensif allié demeure précaire depuis le 28 mai 1918, date de leur offensive éclair dans l’Aisne. Les troupes allemandes sont, en effet, parvenues à repousser les Alliés au sud de la Marne, capturant les villes de Soissons, de la Fère-en-Tardenois et de Château-Thierry. Portant le nom de code de Friedensturm, cette « offensive pour la paix » doit permettre le franchissement de la Marne par la 7. Armee, puis sa ruée sur Paris. Pour l’aider, la 1. Armee et la 3. Armee doivent prendre Epernay et Châlons-sur-Marne pour couper l’accès aux éventuels renforts venant de la Meuse. Confortés par leurs précédents succès militaires et par leur opinion désireuse de voir s’achever le conflit, les Allemands s’élancent à l’assaut des lignes alliées le 15 juillet 1918.
 
 Dans la nuit du 14 au 15 juillet, un déluge de feu s’abat sur les premières lignes françaises situées entre les villes de Château-Thierry et de Reims. Tenues par la 9e armée du général de Mitry et la 5e armée du général Berthelot, les premières lignes françaises sont conquises rapidement, permettant aux troupes du génie allemand d’établir des ponts flottants sur la Marne. Cependant, ce premier succès rencontré par les Allemands est de courte durée. Contrairement aux offensives précédentes, les Alliés, qui ont retenu leurs erreurs commises en juin 1918, ont établi leur véritable ligne de défense en retrait, afin de la préserver du tir des canons allemands. Dépourvues de leur appui en artillerie, les troupes d’assaut allemandes se heurtent aux défenses alliées. Dans le secteur de la Montagne de Reims, situé au sud de la ville, les troupes allemandes arrachent les hauteurs de la Montagne de Bligny et s’engouffrent dans les vallées de la Marne et de l’Ardre en direction d’Epernay. Les troupes italiennes, françaises et américaines parviennent à enrayer l’avancée ennemie qui subit de lourdes pertes. Au soir du 17 juillet, la situation semble tourner en faveur des Alliés qui ont su tenir leur position le long de la Marne. A l’est de Reims, l’attaque dirigée par la 3. Armee échoue rapidement, se heurtant aux défenses de Champagne. Depuis les offensives de mars, l’armée allemande se trouve incapable d’effectuer la percée attendue du front ouest et, est contrainte de se replier sous le feu de l’artillerie et des bombardiers alliés.
 
 Le 18 juillet 1918, le général Foch, commandant en chef des armées alliées, lance sa contre-offensive décisive. Avec l’aide des troupes britanniques et américaines, la 10e armée du général Mangin et la 6e armée du général Degoutte attaquent dans la vallée du Soissonnais, en suivant l’Ourcq. Par cette action massive, appuyée par les chars et l’aviation, les Alliés veulent s’emparer de la route reliant Soissons à Château-Thierry, axe de communication majeur pour les Allemands, et obliger ces derniers à se retirer de la poche de Château-Thierry. Les villages d’Oulchy-la-Ville, Courmelles, Parcy-Tigny, Plessier-Huleu sont conquis malgré de lourdes pertes. Cette victoire des Alliés, qui surprend les Allemands sur leur flanc, menace à revers les armées ennemies demeurées dans la poche entre Château-Thierry et Epernay. Le 20 juillet, ordre est donné aux armées allemandes de se replier derrière la Marne.  Le  21 juillet, les unités américaines de la 26e division et les unités françaises de la 39e division pénètrent dans la ville de Château-Thierry, occupé depuis le début du mois de juin.  Du 22 juillet au 8 août 1918, les Allemands doivent se replier sur la ligne formée par la rivière Vesle, repoussés de toute part par les unités françaises, britanniques, américaines et italiennes.
 En trois semaines, les armées du maréchal Ludendorff viennent de perdre la quasi-totalité du terrain conquis en mai et juin 1918. De leur côté, les Alliés ont payé le prix fort pour stopper le flux ennemi. Les 5e,  6e, 9e et 10e  armées françaises ont perdu environ 100 000 hommes, tués, blessés et disparus. Les troupes américaines et italiennes ont respectivement perdu plus de 9 000 soldats. Cette victoire marque un tournant décisif dans la guerre. Longtemps divisés sur la conduite des opérations, et bousculés par les offensives Ludendorff entre mars et juin 1918, les Alliés ont désormais prouvé qu’ils sont capables de coordonner leurs moyens militaires. Fortes de cette victoire, les troupes alliées commandées par le général Foch ne vont cesser de prendre l’initiative de l’offensive sur tous les fronts, et plus particulièrement sur celui des Flandres. 
 
 Restés relativement calmes depuis avril 1918, les fronts des Flandres, de l’Artois et de la Somme s’animent  peu à peu. Australiens, Néo-Zélandais, Américains, Britanniques, Canadiens, Portugais et Français préparent la nouvelle offensive décisive qui enfoncera le front. En juillet 1918, la ville d’Arras, soumise aux bombardements, accueille les troupes canadiennes du général Horne. Installés dans les caves, les soldats canadiens attendent l’offensive qui libérera la ville. Dans la ville de Béthune, les bombardements du mois d’avril ont entièrement ravagé la ville, où seul le beffroi domine les ruines de la cité calaisienne.
 
Les troupes alliées bénéficient du soutien des services mis en œuvre pour vêtir, nourrir, soigner et distraire leurs soldats. Sur le front de la Meuse, les fourriers acheminent par wagons spéciaux les uniformes propres destinés aux troupes. En Meurthe-et-Moselle, une équipe de projectionnistes de la Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) assure la mise en place d’une salle de cinéma dans une ferme transformée en cantonnement. Sillonnant le front, ces équipes proposent la diffusion des actualités réalisées par l’armée et la projection de films visant à distraire les soldats et à maintenir leur moral.

 

Mon arrière grand père est inhumé au cimetière militaire de Neuilly st Front

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/cimetiere-militaire-francais-de-neuilly-saint-front.php

http://net.lib.byu.edu/estu/wwi/comment/Marne2/Marne2TC.html#TC

 

 

 

    

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 

    

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

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